effacée… et pleine de vie♡


Il y a des enfants qui brillent sans le savoir. Qui rient fort, dansent, et offrent leur cœur sans retenue.

J’étais cette enfant-là.


Et aussi celle qui baissait les yeux, convaincue que sa voix n’avait pas d’importance. Je n’ai jamais su choisir entre ces deux mots pour me décrire : effacée… et pleine de vie.


Entre huit et dix ans, je me sentais encore entière, vivante, sans peur, jusqu’au jour où tout s’est brisé.


On m’a pris ma confiance, mon corps.

La peur s’est installée comme une seconde peau.

Alors, comme tant d’enfants blessés, je me suis tue, je me suis adaptée, et j’ai fait croire à tout le monde  et à moi-même  que tout allait bien.

QUI SUIS-JE ?


L’adolescente que je suis devenue…

L’adolescente que je suis devenue ne comprenait pas ce qu’elle portait. Elle croyait que le problème, c’était elle :

sa faute, son corps, sa présence.


Alors, dans le silence, j’ai tout retourné contre moi.

Une lente destruction, sourde et invisible.

Je courais vers ce qui me faisait mal,

convaincue, au fond, que je le méritais.

 

Et puis à 18 ans, un autre choc.


 

 

À 18 ans, un nouveau choc m’a déstabilisée.

Sans repères, j’ai fui, vivant comme si rien n’avait de sens —

c’était plus simple que de ressentir.


Puis la vie m’a arrêtée net, avec une urgence silencieuse :

“Tu ne peux plus continuer comme ça. Il est temps de revenir à toi.”


Ce qui aurait pu me briser a marqué un tournant.

Avant la renaissance, il y a eu l’effondrement :

les angoisses, les TOC, les cauchemars,

les souvenirs figés dans le corps, la peur dans chaque muscle,

les cris qui ne sortaient pas.

Je vivais dans un corps en alerte constante.

Je ne voulais pas mourir — je voulais que ce cycle s’arrête.

 

 

Alors j’ai décidé d’y aller. Pour de vrai.

 

j’ai commencé un chemin vers moi.

Sous les couches de silence et de protection,

il restait des morceaux de moi.

Des mémoires, des blessures, des instincts.

Des besoins jamais nommés.

J’ai commencé à les écouter.

J’ai laissé mon corps parler. Trembler. Pleurer. Se libérer.

Et peu à peu, j’ai repris du pouvoir.


Je remercie la petite fille en moi.

Parce qu’elle a tenu bon.

Parce qu’elle m’a laissé la possibilité de revenir, de devenir.

Aujourd’hui, je la regarde. Je ne la cache plus.

Je ne lui demande plus de se taire.

Je lui dis qu’elle a le droit de vivre.

De rire fort. D’être vue.

D’être aimée, sans danger.

Longtemps, j’ai cru que l’amour sain, la paix intérieure,

le droit de s’exprimer et la force de transformer sa douleur…

c’était pour les autres.


Aujourd’hui, c’est ma réalité. Je me réveille sans panique. Je m’endors sans cauchemar. Je vis sans me punir. Et chaque fois que j’en prends conscience,


je pleure un peu de gratitude. ♡

Tu n’as pas besoin qu’on t’explique ce que tu vis.

Tu le sais déjà. Tu le sens dans chaque partie de toi.


Ce que tu cherches, ce n’est pas d’aller mieux,

c’est de te retrouver, Revenir à toi. Entièrement.


Je ne suis pas là pour t’apprendre à guérir.

Je suis là pour t’aider à redevenir vivante.